C’est alors que Jésus se dévoile.
Dans l’évangile, ce texte est la première apparition de Jésus adulte. En se faisant baptiser comme tous les autres, Jésus se présente comme profondément humain, l’un de nous, notre égal. Et pourtant dans le même événement, il est déclaré Fils, intimement lié à son Père qui n’est pas nommé mais dont la voix se fait entendre, et à l’Esprit de Dieu qui vient sur lui.
Et ce qui était jusqu’ici un simple dialogue humain entre Jésus et Jean prend une autre dimension ; survient une parole de Dieu pour son Fils. Une parole d’amour à celui qu’il aime.
Voici la Trinité qui danse dans son cercle de communion, quand l’amour circule entre Père, Fils et Saint-Esprit ; mais ce cercle est ouvert à une quatrième personne et à des milliards d’autres encore, tous les êtres humains que Jésus fait entrer et relie les uns aux autres.
Jésus, par son baptême, s’unit à tous les pécheurs baptisés et devient celui qui les purifie, la source d’eau jaillissante pour la vie éternelle. Et nous devenons nous aussi enfants de Dieu, de sorte que ces mots d’amour unique de Dieu peuvent être dits pour nous aussi : « Celui-ci est mon fils aimé, celle-ci est ma fille aimée, en eux j’ai pensé du bien, j’ai été heureux. »
La qualité de la relation qui unit Jésus à son Père nous est donnée à nous aussi, par la grâce de l’Esprit saint qui vit en nous. Il descend comme une colombe, signe de la fin du déluge et donc signe de vie, de paix, de réconciliation, d’alliance et de promesse de Dieu pour les humains et toute la création.