L’ascenseur de la grâce
Jacob voit en rêve une échelle, un escalier ou une rampe qui s’élève au ciel, qui relie la terre et le ciel. La Bible évoque un mouvement d’ascension. L’ascenseur n’était pas encore inventé.
Puisque c’est l’église sainte Thérèse du Valvert qui nous accueille, je voudrais citer la petite Thérèse de Lisieux, de l’enfant Jésus, docteure de l’Église catholique :
« Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection.
Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de La Sagesse éternelle : Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. » (Manuscrit C, Histoire d’une âme, p. 179).
Tous nos efforts et toutes nos œuvres ne suffiront pas à nous faire monter au ciel. Mais nous sommes sauvés par la grâce, par l’ascenseur de la grâce. Il suffit d’y entrer et de nous laisser porter par Jésus. Comme l’ascenseur, Jésus est celui qui descend et qui monte. Il est comme les anges du rêve de Jacob, qui montent et qui descendent entre ciel et terre. C’est lui qui nous tire à lui.
Thérèse fait le lien avec un des premiers versets de ce chant d’amour qu’est le Cantique des cantiques : « Tire-moi derrière toi, courons ! » (Cantique 1,4). C’est bien le même verbe qui est employé en grec, tirer, attirer. Et Thérèse écrit :
« l’Esprit Saint, avant la naissance de Jésus, dicta cette prière prophétique : Attirez-moi, nous courrons.
Qu’est-ce donc de demander d’être Attiré, sinon de s’unir d’une manière intime à l’objet qui captive le cœur ? […] voici ma prière, je demande à Jésus de m’attirer dans les flammes de son amour, de m’unir si étroitement à Lui, qu’Il vive et agisse en moi. » (Manuscrit C, Histoire d’une âme, p. 221).