Mon amour avec vous tous
Car sans l’amour, tout se résume à rien. Avec poésie, Paul chante aux Corinthiens tout ce que signifie l’amour, tout ce que fait l’amour. Il conclut :
« Maintenant demeure confiance, espérance, amour, ces trois-là ; mais plus grand que ceux-là, l’amour. » (1 Corinthiens 13,13).
Et il finit sa lettre avec les mots : « Mon amour avec vous tous en Christ Jésus. » (1 Corinthiens 16,24). Quand tout s’effondre, il reste l’amour.
Cet amour agapê, on le trouve abondamment dans l’Ancien Testament, où il s’agit bien de l’amour que nous connaissons, dans le couple et dans la famille. Cet amour est concret, et pas désincarné. Il apparaît pour la première fois quand Dieu dit à Abraham : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac » (Genèse 22,2). Puis c’est Isaac à son tour qui éprouve l’amour dans son mariage arrangé par Dieu : « il prit Rébecca, qui devint sa femme, et il l’aima. » (Genèse 24,67). Nous lisons encore de l’amour pour leurs enfants jumeaux : « Isaac aimait Ésaü […] ; et Rébecca aimait Jacob. » (Genèse 25,28). À son tour, « Jacob aimait Rachel », et pour pouvoir l’épouser il travaille dur. Et ils ont un enfant : « Israël aimait Joseph » (Genèse 37,3). C’est donc l’amour entre époux, l’amour d’un parent pour son enfant.
Avec le même verbe, Jérémie proclame :
« De loin le Seigneur m’est apparu : Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire ma bonté. » (Jérémie 31,3).
Avec le même verbe, Moïse écrit en Deutéronome 6 : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » (Deutéronome 6,5). Et en Deutéronome 7 : « Il t’aimera, il te bénira et te multipliera. » (Deutéronome 7,13).
Dieu nous aime et veut que nous l’aimions, comme dans une famille, la famille des enfants de Dieu. Et parler de la famille, ce n’est pas quelque chose de conventionnel ou de traditionnel. C’est parler d’un lieu par excellence fondé sur l’amour et vécu dans l’amour. « L’amour construit. » « L’amour édifie. » (1 Corinthiens 8,1).
Voilà cet amour auquel Dieu nous invite. C’est vrai, bien souvent la réalité de nos relations familiales et amicales n’atteint pas tout le temps ce grand amour extraordinaire que Dieu veut pour nous. Nous sommes tentés de nous sentir, comme Zacharie et Élisabeth, comme Abraham et Sara, comme Rachel, comme Anne, et tant d’autres, stériles, trop vieux et trop usés. Mais l’amour croit tout possible, espère tout, endure tout. L’amour ne tombe jamais.
Telle est la promesse de Dieu pour nous, et Dieu fidèle tient ses promesses. « Aucune création ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ, notre Seigneur. » (Romains 8,39).
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Justina, Gabriel, nous remercions le Seigneur pour votre vie, pour la joie de votre existence, pour l’amour dont il vous a aimés dès avant votre naissance. Et nous prions qu’il vous fasse grandir dans la confiance d’être aimés, et vous apprenne à aimer à votre tour. Que le Dieu de toute grâce vous fortifie et vous réjouisse en tout temps. Que Dieu vous donne comme à Zacharie la grâce de la prière, car Dieu entend.
Que vous les parents, Céline et Mickaël, et les parrains et marraines, et vous tous membres de l’Église du Christ, Dieu vous remplisse aussi de son Esprit saint et de tout son amour. Que votre identité de baptisé, fils et filles bien-aimés de notre Père du ciel soit toujours vive et que vous demeuriez en lui. Ainsi comblés vous déborderez d’amour tout autour de vous. Qu’il vous donne d’être toujours joyeux, de prier sans cesse et de recevoir une pluie de bénédictions.
Amen ! Alléluia !